MISS CAMEROUN : LA FINALE ANNONCÉE DEUX FOIS, À TROIS MOIS D’ÉCART

Le 4 septembre, People237 annonce que la finale nationale de Miss Cameroun se tiendra le 19 septembre à Yaoundé. Deux jours plus tard, Cameroun24 publie tout autre chose : la finale est repoussée au 30 décembre. La source n’est pas un couloir de rumeur, c’est Ingrid Solange Amougou elle-même, présidente du comité d’organisation Miss Cameroun (COMICA).

Trois mois d’écart, deux jours d’intervalle. Le public, lui, a maintenant deux dates en tête et aucune manière de savoir laquelle tient.

L’argument du comité

Le COMICA justifie le glissement par une question de calendrier. En couronnant la nouvelle Miss fin décembre, elle entamerait son règne en janvier et disposerait d’un mandat plein sur l’année civile. Le raisonnement se tient. Le problème n’est pas la date choisie, c’est que le public a appris la première avant que la seconde ne la remplace.

Pourquoi ce flottement se remarque

Parce que le concours sort d’une année qui l’a abîmé.

Le 25 février, le COMICA destitue Josiane Harangada Golonga, Miss Cameroun 2025. Les motifs officiels tiennent en une liste : absences injustifiées à des événements officiels, propos jugés irrespectueux envers l’institution, recours à un manager personnel en dehors du contrat, refus de répondre aux mises en demeure. L’intéressée conteste l’abandon de poste, réclame deux mois d’arriérés et la restitution de son véhicule de fonction. Sa première dauphine Audrey Moutongo Black reprend la couronne.

Deux jours plus tard, Golonga sort du silence. Entre-temps, ses messages privés ont été volés et diffusés sur les réseaux, et une campagne de harcèlement s’est abattue sur elle. Sa réponse tient en trois mots : « Je vais bien. » Elle dit vouloir que « toute la vérité soit rétablie », refuse la haine et la division, ne nomme personne, et félicite sa remplaçante.

Le contrat que des juristes ont trouvé déséquilibré

Dans la foulée de cette affaire, des juristes se sont penchés sur le code de conduite du COMICA. Leurs réserves portent sur trois points. Les clauses de destitution, formulées assez largement pour couvrir presque n’importe quel comportement jugé indésirable. Les droits à l’image, l’hébergement et les déplacements, encadrés sans contrepartie clairement établie. Et la question du consentement, qui devient sensible quand des candidates sont mineures.

Un concours qui destitue sa reine, se fait épingler sur son contrat, puis annonce deux dates de finale en deux jours, ce n’est plus un incident isolé. C’est une organisation qui parle plus vite qu’elle ne décide.

La date à retenir pour l’instant reste celle du comité lui-même : 30 décembre. Jusqu’à la prochaine.

Sources

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