ULANDA OUVRE LA « HOUSE OF MAMA MAKOSSA » À DOUALA

Le 4 septembre, Ulanda a donné un live show à Douala sous le thème « House of mama Makossa ». Un titre qui annonce la couleur, et qui n’est pas anodin pour un genre qu’on enterre régulièrement depuis vingt ans.

Le makossa n’a jamais vraiment quitté la salle

À chaque génération, le même discours revient. Le makossa serait la musique des parents, dépassée par l’afrobeats et le coupé-décalé, bonne pour les mariages et les enterrements. Puis une artiste monte sur scène, annonce une soirée entière autour du genre, et la salle se remplit.

Baptiser un concert « House of mama Makossa », c’est revendiquer une filiation plutôt que la subir. On ne fait pas la maison de quelque chose qu’on croit mort.

Ce que ça dit de la scène de Douala

Douala reste la ville où ce genre s’est construit, et où les lieux capables d’accueillir un live restent comptés. Une artiste qui organise sa propre soirée thématique, avec son propre concept, fait un travail que l’industrie ne fait plus beaucoup : elle fabrique un rendez-vous au lieu d’attendre d’être programmée.

C’est la partie du métier dont on parle le moins, et c’est souvent celle qui décide qui dure.

Sources

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